Les racines des arbres et plantes grimpantes peuvent causer des dégâts majeurs aux maisons, notamment aux canalisations et fondations. Le laurier rose, la glycine et le lierre sont parmi les espèces les plus redoutées pour leur capacité à endommager les structures. Ces plantes, bien que souvent appréciées pour leur esthétique, représentent un risque majeur si elles sont plantées à proximité des habitations.
Les racines du laurier rose : une menace pour les canalisations
Le laurier rose (Nerium oleander) est particulièrement dangereux en raison de ses racines vigoureuses attirées par l’humidité. Même planté à distance, il peut envahir les tuyaux enterrés en cherchant des sources d’eau, provoquant des fissures, des obstructions ou des ruptures totales.
Comment les racines envahissent les tuyaux
Les racines du laurier rose se développent rapidement, poussant à travers les joints ou les fissures existantes. Une fois à l’intérieur des canalisations, elles s’enroulent autour des parois, créant des obstructions partielles ou totales. Les débris et résidus s’accumulent, ralentissant l’écoulement des eaux usées et entraînant des refoulements.
Conséquences des obstructions
Les dommages causés par le laurier rose incluent :
- Fuites d’eau dans les sous-sols ou jardins
- Infiltrations dans les murs ou sols
- Coûts de réparation élevés pour remplacer les tuyaux endommagés
Autres plantes à risque : glycine, lierre et liseron

Outre le laurier rose, plusieurs espèces végétales sont à éviter près des habitations.
La glycine : une beauté destructrice
Avec ses grappes de fleurs violettes, la glycine séduit les jardiniers, mais ses racines puissantes fragilisent les fondations et déforment les structures en bois (tonnelles, pergolas). Elle peut même éclater des murs si elle n’est pas contrôlée.
Le lierre : un envahisseur discret
Le lierre (Hedera helix) s’accroche aux façades et pénètre les fissures, soulageant les dalles et affaiblissant les murs. Bien que souvent utilisé pour couvrir les surfaces, il devient rapidement invasif et difficile à éradiquer.
Le liseron : une liane traçante
Le liseron (Convolvulus arvensis) est souvent confondu avec une simple mauvaise herbe. Ses tiges rampantes s’infiltrent dans les interstices, étouffent les plantes voisines et soulèvent les pavés, créant des déséquilibres dans les sols.
Solutions pour prévenir les dégâts
Face à ces risques, plusieurs méthodes permettent de limiter les dommages causés par les racines envahissantes.
L’hydrocurage : une technique efficace
En cas d’obstruction causée par le laurier rose, l’hydrocurage (nettoyage à haute pression) est recommandé. Cette méthode découpe les racines à l’intérieur des tuyaux sans endommager les canalisations, restaurant la circulation normale des eaux.
Choix de plantes alternatives
Privilégiez des espèces à racines superficielles ou système racinaire limité, comme :
- Lavande ou romarin (plantes méditerranéennes)
- Arbustes nains (buis, thym)
- Plantes couvre-sol (phlox, violette)
Entretien régulier
Une taille annuelle des plantes grimpantes et un contrôle des racines sont essentiels. Pour les glycines ou lierres, installez des tonnelles en métal plutôt qu’en bois pour éviter les déformations.
Initiatives citoyennes pour la biodiversité

Si certaines plantes sont à éviter, d’autres projets promeuvent une gestion responsable des espaces verts.
Savage Lands : une ONG métal pour la nature
Fondée en 2022 par des musiciens de metal, Savage Lands combine reforestation et sensibilisation écologique. L’ONG achète des terres pour les protéger de la spéculation immobilière et organise des plantations communautaires, mobilisant les fans de musique pour des actions concrètes.
Objectifs de l’initiative
- Préserver les écosystèmes menacés par l’urbanisation
- Éduquer le public aux enjeux environnementaux
- Créer des sanctuaires naturels via des partenariats locaux
Les arbres et plantes à racines envahissantes représentent un risque majeur pour les maisons, nécessitant une vigilance accrue. En combinant des solutions techniques (hydrocurage), des choix végétaux judicieux et des initiatives citoyennes, il est possible de concilier esthétique et sécurité. Une surveillance régulière des plantations et une éducation aux bonnes pratiques restent indispensables pour éviter les catastrophes.

Louise est une passionnée de jardinage et de fleurs, dont le cœur s’épanouit au rythme des saisons. Son savoir-faire botanique et son amour inconditionnel pour la nature se reflètent dans chaque pétale qu’elle cultive, faisant d’elle une véritable artiste florale.






